Politique

Une femme de loi sans foi en ses citoyens

L'examen du texte au Parlement commence aujourd'hui,et nous n'avons pour l'instant aucune certitude en ce qui concerne son adoption... Une femme de loi sans foi en ses citoyens

Le dimanche 1er mai a été marqué par une mobilisation en recul contre la loi travail, et a été émaillé par de violents débordements à Paris. Dans ce contexte, la ministre Myriam El Khomri compte porter son projet jusqu'au bout, alors que l'examen du texte au Parlement va débuter ce mardi. "Il y a de plus en plus de députés, notamment socialistes, qui revendiquent ce projet de loi", a-t-elle assuré hier. En outre, la loi serait promulguée "dans les six mois", après adoption.

Le rapporteur du texte se montre pourtant moins optimiste que la ministre. "Il manque près de 40 voix pour obtenir une majorité", prévient le député PS, Christophe Sirugue. Parmi eux, Chritophe Sirugue cite la vingtaine de "frondeurs" ainsi que "plusieurs dizaines d'opposants de bonne foi". Ces derniers réclament des éclaircissements "sur plusieurs points du texte comme le périmètre des licenciements et le risque inhérent aux accords d'entreprises", poursuit-il. Dans le cas contraire, ils pourraient rejeter le texte. Le gouvernement pourrait alors décider d'utiliser la procédure de l'article 49-3 de la Constitution, une procédure contraignante qui permet de faire adopter un texte sans vote si aucune motion de censure n'est adoptée.

 

Les syndicats ont pour leur part décidé de rester mobilisé. "Ça continuera jusqu'au retrait de la loi Travail", a prévenu Olivier Mateu, l'un des responsables de la CGT des Bouches-du-Rhône en marge du défilé à Marseille. "C'est important que la mobilisation s'inscrive dans la durée et qu'elle mette le débat parlementaire sous pression", ajoute le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent.

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