Politique

Les lettres d'amour de François M.

Une vocation d'écrivain et une plume aussi précieuse que l'était Anne Pingeot à son cœur. Les lettres d'amour de François M.

C’est un livre qui rassemble plus de mille lettres envoyées par François Mitterrand à Anne Pingeot pendant trente ans. La correspondance (1.218 lettres, exactement) démarre en 1962 et s'achève en 1995, quelques semaines avant la mort de l'ancien président de la République. Vingt ans après sa disparition, la mère de Mazarine Pingeot, connue pour son extrême discrétion, a bien voulu livrer au public ces lettres très intimes, passionnées, enflammées.

La parution du livre est menée dans le plus grand secret. Un véritable plan média a été mis en place. La première étape a commencé, avec la publication de quelques lettres. Jérôme Garcin, qui les a toutes lues, affirme que cette correspondance amoureuse, par sa longévité, son intensité, son exclusivité, sa clandestinité et surtout sa qualité littéraire, défie en effet la raison politique.

 Si elle confirme le talent incroyable du Mitterrand écrivain, dernier président à vénérer la langue française, user du subjonctif passé, connaître le chromatisme des métaphores et pouvoir écrire, comme ici, de vibrants poèmes d'amour, elle corrige, en le réévaluant à la hausse, en lui ajoutant soudain un tremblé inédit, volage, infidèle et cynique.

En voici un extrait :

« J'ai, moi, dépassé le point du non-retour.»

(…) Mais je veux que tu saches aussi ceci: j'ai, moi, dépassé le point du non-retour. Merci ô mon Anne d'être celle par qui j'atteins le sommet de ma course: jamais plus je ne reviendrai en arrière. Je suis à toi, comme hier, aussi intensément mais par mon âme et non mon corps quand je t'écris ceci: depuis toi je ne puis qu'aller et regarder devant moi.

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