Politique

Le troisième kamikaze a été identifié

Foued Mohamed Aggad serait le troisième et aurait tué 90 personnes le soir des attentats. Qui est-il? Le troisième kamikaze a été identifié

L’enquête sur les attentats de Paris a permis finalement d’identifier le dernier kamikaze du Bataclan. Il s’agit de Foued Mohamed-Aggad, un Strasbourgeois de 23 ans. Il était le seul nom manquant des trois membres du commando qui a tué 90 personnes dans la salle de concert, le 13 novembre. Omar Ismaïl Mostefaï, un Français de 29 ans, né dans l’Essonne, et Samy Amimour, 28 ans, originaire de Seine-Saint Denis, avaient déjà été identifiés. Les enquêteurs ont réussi à confirmer sa participation en fin de semaine dernière grâce à la comparaison de son ADN avec ceux de certains membres de sa famille.

Comme les deux autres assaillants, Foued Mohamed-Aggad a effectué le djihad en Syrie. Son départ date de décembre 2013. Une période qui coincide avec les départs d’Omar Ismaël Mostefaï et Samy Amimour.

Foued Mohamed-Aggad faisait partie d’un groupe de dix Strasbourgeois, âgés de 23 à 26  ans, originaires du quartier de la Meinau, qui s’étaient tous volatilisés en même temps. Ces dix copains avaient leurs habitudes dans un bar à chicha de Kehl, sur l’autre rive du Rhin, en Allemagne.

Devant les enquêteurs et les juges d’instructions, à leur retour en France, tous ont louvoyé entre reconnaissance, à demi-mot, de leur implication dans le groupe Etat islamique (EI) et assurance qu’ils voulaient faire de l'humanitaire. 

Mais une chose est sûre  : une fois sur place, certains s’adaptent mieux que d’autres aux rigueurs du djihad. Dans le téléphone portable de l’un d’eux, les enquêteurs découvrent une photo de Foued Mohamed-Aggad affublé d’un bandeau aux couleurs de l’EI. D’abord réunis près d’Alep, les Strasbourgeois sont chassés par les bombardements vers Rakka, la capitale syrienne de l’Etat islamique, puis vers une troisième ville, dans l’est du pays. Deux d’entre eux, les frères Mourad et Yassine Boudjellal, sont tués, à un check-point, selon les témoignages des survivants.

La suite est plus floue. Certains d’entre eux assurent avoir voulu rentrer en France, et avoir été ensuite séquestrés par l’EI. En tout cas, tous tentent de revenir. Tous, sauf un  : Foued Mohamed-Aggad. Son frère Karim, qui faisait partie de l’équipée, retourne à Strasbourg sans lui. Les retours s’échelonnent à partir de février  2014, après seulement quelques semaines sur place. Ils avaient finalement tous été interpellés en mai  2014, mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste .

Les camarades interpellés de Foued Mohamed-Aggad ont expliqué pendant l’instruction, avoir été choqués des atrocités qu’ils ont constatées en Syrie. 

 

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