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Le revenant

Un film viscéral et visiblement prometteur. Un Di Caprio qui souffre et qui fait souffrir. Vous pouvez y aller. Le revenant

Le film n’est pas le récit d’un vivant, mais celui d’un mort-vivant : Hugh Glass, personnage historique à l’existence floue, devenu avec le temps l’objet de « camp fire stories ». Alors qu’il est attaqué par un ours le rendant à un état d’agonie, son équipe de trappeurs se voit obligée de l’abandonner, lui laissant quelques hommes pour le veiller jusqu’à son décès.

 

L’un d’entre eux, John Fitzgerald, préfère tuer le fils de Glass et enterrer ce dernier vivant. C’est en sortant de cette tombe précipitée que l’homme meurt et renaît pour la première fois. Au fil de son périple, il réitérera plusieurs fois l’expérience symboliquement, tel un pattern désincarné de jeu vidéo révélant toute la détermination de sa vengeance contre le meurtrier de son enfant.

 

De ces renaissances, The Revenant tire le principal intérêt du voyage initiatique qu’il représente, puisqu’il oblige son protagoniste, ainsi que le spectateur, à tout réapprendre, sur le monde comme sur soi-même. Il sort de terre pour comprendre à nouveau comment respirer, ramper, puis marcher, et enfin parler. Néanmoins, cette dernière faculté n’est que très peu exploitée, Glass se contentant de râles gutturaux qui appuient son animalité. Iñárritu se focalise alors sur le langage corporel complexe de son héros, auquel Leonardo DiCaprio, en plein état de grâce, offre un jeu déchaîné, se battant pour conserver l’humanité de son personnage malgré les affres de sa folie vengeresse.

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