Politique

L'effarante culture du viol. Quand c'est non, c'est non.

40% des Français pensent que si la victime a eu une attitude provocante cela atténue la responsabilité. Egalement moindre lorsque la victime porte une mini-jupe ou un décolleté pour 27%. L'effarante culture du viol. Quand c'est non, c'est non.

Selon une enquête présentée aujourd'hui au gouvernement, 17% des Français estiment que forcer sa femme à avoir une relation sexuelle alors qu'elle le refuse n'est pas un viol.

1 Français sur 5 estime que de nombreuses femmes qui disent "non" à une relation sexuelle pensent en réalité "oui". Dans le cadre de la campagne Stop au déni 2016, l’association Mémoire Traumatique et Victimologie a demandé à l'IPSOS de se pencher sur les représentations et idées reçues qu'entretiennent les Français sur la question du viol.

 

On apprend que 40% des Français considèrent que si la victime a eu une attitude provocante cela atténue la responsabilité du violeur. Une responsabilité également moindre lorsque la victime porte une mini-jupe ou un décolleté pour 27% des sondés. 21% des Français pensent par ailleurs qu'une femme peut prendre du plaisir du fait d'être forcée.

 

Des chiffres effarants, révélateurs de la culture du viol qui perdure en France. Une culture du viol qui, par un habile retournement « met en cause la victime et non l’agresseur. La victime c’est la coupable : « elle a menti…, les violences n’existent que dans son imagination ; elle les a bien cherchées en étant provocante, en ne faisant pas assez attention, en ne résistant pas assez à son agresseur… » explique Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie.

 

Code à intégrer Normal Grand

Advertisement

À lire aussi sur RankBank
Commenter