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Ils se sont levés car elle voulait rester assise. Merci Rosa.

Rosa Parks est restée assise, elle les a fait plier, et ils se sont enfin levés. Les citoyens noirs ont fait entendre leurs voix, pour changer le droit. Enfermée puis mystifiée, cette héroïne a changé les mœurs et fait considérablement avancer la société grâce à un simple acte de résistance... Ils se sont levés car elle voulait rester assise. Merci Rosa.

En ce 1er décembre 1955, Rosa Parks est fatiguée. Couturière de 42 ans, elle a travaillé toute la journée, à Montgomery, en Alabama. Dans le sud des États-Unis, la ségrégation raciale s’effrite, certes, sous l’impulsion de décisions courageuses de la Cour suprême, mais elle persiste malgré tout.

Rosa Parks, elle, s’est assise. Dans l’autocar de la ville, qui doit la ramener chez elle, elle espère du repos et du répit. Mais le geste va s’avérer plus rebelle qu’il n’y paraît.

James Blake, vétéran de l’armée américaine et surtout chauffeur du bus numéro 2857 dans lequel est monté Rosa Parks, est en effet à cheval sur le règlement. Il demande ainsi à la couturière et à trois autres passagers noirs de se lever pour laisser leur place assise aux usagers blancs. La réponse de Rosa Parks est claire : « Non ».

Huit ans plus tard, en 1964, le président démocrate Lyndon Johnson signera la loi sur les droits civiques. Quant à Rosa Parks, elle poursuivra son engagement et créera le Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development visant à faire découvrir les sites importants du mouvement pour les droits civiques.

En 1990, Nelson Mandela, tout juste libéré de prison, lui rendra visite à Detroit, où elle a établi domicile. Elle y décédera, le 24 octobre 2005. Honneur suprême et national, sa dépouille sera exposée au Capitole, à Washington, durant deux jours, à deux pas de la statue d’Abraham Lincoln, le président américain ayant aboli l’esclavage.

 

 

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